Faisons un vœu : un jour, que les rues de Saint-Jean, portant un nom rousseauiste, soient embellies d’une plaque destinée à fournir une information en relation avec les héros évoqués dans l’œuvre rousseauiste.
Rémy Hildebrand, Président du CEJJR
- Rue d’Ermenonville
- Rue du Vicaire savoyard
- Avenue Mme de Warens
- Rue de la Nouvelle Héloïse
- Rue du Contrat -social
- Avenue du Devin-du-Village
- Rue des Confessions
- Sentier du Promeneur Solitaire
- Le Rond-point Jean-Jacques
La description d’une ville révèle d’heureuses surprises, on y découvre d’anciennes fortifications, des demeures familiales, des maisons accueillant des religieu.ses.x,, des églises souvent joyaux architecturaux.
Le nom de Saint-Jean renvoie à un prieuré bâti au XIIe et détruit au temps de la Réforme. Au début du XXe siècle, l’actuel quartier de Saint-Jean appartient à des agriculteurs et de grands propriétaires. Avec la construction d’une voie de chemin de fer, les espaces naturels deviennent des parcelles immobilières facilitant l’étendue de la ville. L’implantation d’immeubles pourraient répondre aux demandes croissantes de familles en quête d’un logement.
A l’initiative de la Société des ingénieurs et architectes suisses, est paru en 1907 un répertoire des maisons paysannes et des études sur les maisons bourgeoises.
Lors de la commémoration du bicentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, en 1912, un groupe d’architectes a proposé de choisir quelques titres de l’œuvre du Citoyen de Genève lors de l’attribution des noms de rues. Aucun détail, nulle précision ne subsiste quant à cette décision ; seuls les architectes pourraient en parler et motiver cette décision, bienvenue de surcroît.
En 1812, lors du centenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, la parution de son œuvre occupe les spécialistes. En 1912, les mouvements pour une pédagogie nouvelle font référence à son œuvre. En 2012, un grand nombre d’universités proposent des colloques, des expositions, font paraître des ouvrages honorant le philosophe.
Dans cet élan commémoratif, le Comité européen Jean-Jacques Rousseau puis la Fondation de la Maison Rousseau et de la littérature parviennent à convaincre les autorités genevoises d’aménager la maison natale du 40 Grand’Rue en un lieu de débats, d’expositions, d’appartements pour écrivains persécutés. Il me souvient des propos de Stefan Zweig évoquant la maison natale de Ludwig van Beethoven )1770-1827) : …. Nous nous sommes battus, nous autres, étudiants, multipliant pétitions, manifestations, articles dans les journaux, pour que la maison mortuaire de Beethoven ne fût pas détruite ! Chacune de ces demeures historiques, à Vienne, était pour nous un peu d’âme qu’on nous arrachait du corps.
Cette maison de la Grand’Rue – MRL – attire un public important. Elle consacre les démarches menées durant plus de 30 ans. La reconnaissance des uns et des autres s’adresse aux autorités politiques et aux mécènes qui ont accepté, étape par étape, la création d’une maison honorant Rousseau et la littérature en général. Personne ne peut oublier les soubresauts de l’histoire qui de façon permanente ont façonné la Cité ; ainsi, grâce à l’esprit de Genève surgissent, pour le monde, des idées généreuses empreintes d’amour et de confiance en son avenir. Comme si un dieu éclairait la route, une déesse rendait lumineux les jours porteurs de liberté et que des vents gracieux sifflaient une musique sacrée… Faisons un vœu : un jour, que les rues de Saint-Jean, portant un nom rousseauiste, soient embellies d’une plaque destinée à fournir une information en relation avec les héros évoqués dans l’œuvre rousseauiste. Les promeneurs, les pèlerins, les familiers de l’œuvre du Citoyen de Genève se réjouiront qu’un jour le Comité européen Jean-Jacques Rousseau aie pris l’initiative de mieux faire connaître l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau.


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